Le Diagnostic de performance énergétique (DPE) continue d'évoluer. Dernière nouveauté : l'arrêté du 11 juin 2026, publié au Journal officiel le 13 août 2026, qui enrichit le document et introduit une nouvelle mention pour les bâtiments à émissions nulles. Autre échéance à retenir : dès le 1er janvier 2027, le DPE évoluera encore pour intégrer les nouvelles exigences européennes. Tour d'horizon des changements clés à connaître pour les professionnels de l'immobilier.

Selon les estimations présentées lors de la consultation réglementaire et citées par Cafpi, 300 000 à 500 000 logements pourraient sortir du statut de passoire thermique (étiquettes F et G), pour l'essentiel des biens chauffés à l'électricité. La révision du coefficient entraînerait par ailleurs une diminution de 10,5 % de la consommation d'énergie primaire calculée pour les logements concernés. Cette évolution constitue ainsi un paramètre à intégrer dans l'analyse des DPE et dans l'évaluation des biens immobiliers à partir de 2027.

Cette distinction introduit ainsi un nouveau critère d'appréciation pour les biens les plus performants sur le plan énergétique. À titre d'exemple, un logement classé A et équipé d'une chaudière gaz à condensation, même récente et performante, ne pourra pas bénéficier de la mention A0 en raison de son recours à une énergie fossile. À l'inverse, un logement tout électrique, potentiellement moins performant en matière de consommation énergétique mais classé A ou B selon la méthode 3CL-DPE 2021, pourra prétendre à cette mention sous réserve de respecter les autres conditions prévues par le dispositif.

Le DPE renforcera également les informations relatives à la production et à l'utilisation des énergies renouvelables dans le logement. Le document indiquera notamment la quantité totale d'énergie renouvelable produite sur site, exprimée en kWh, ainsi que sa répartition selon les différentes sources utilisées. Sont notamment concernés les panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques, les pompes à chaleur, la géothermie, les chauffe-eau thermodynamiques, les équipements de chauffage au bois, les éoliennes, la cogénération ou encore le raccordement à un réseau de chaleur ou de froid efficace. Chaque équipement installé à demeure sera identifié par un pictogramme officiel, tandis que le DPE signalera également les solutions renouvelables qui ne sont pas présentes dans le logement, sous la mention « D'autres solutions d'énergies renouvelables existent ».

Ces évolutions dessinent un DPE plus précis, capable de mieux distinguer les logements les plus performants. Une échéance reste toutefois à surveiller : l'intégration d'une nouvelle indication sur l'adaptation aux fortes chaleurs, elle aussi prévue pour 2027, viendra compléter le dispositif. Les professionnels de l'immobilier auront tout intérêt à en suivre l'évolution de près.